L’auteur analyse dans le détail l’ensemble des mesures politiques, sociales, entrepreneuriales, éducatives, financières et bien sûr aussi industrielles à mettre en œuvre pour se sortir d’affaire. Réinventer l’industrie, condition essentielle à notre avenir n’est ainsi pas seulement un problème posé aux seuls industriels.
L’avenir de notre industrie ne sous-tend rien d’autre que l’avenir de notre civilisation. Tous les acteurs de la Société sont donc concernés. La longue liste des solutions à envisager pour l’une et l’autre voie de sortie ne propose pas un chemin de tout repos.
Sauver nos valeurs occidentales ne sera pas facile. Les sacrifices demandés à la génération en place seront considérables. La démocratie sera-t-elle capable de les faire accepter ? Le défi de la mondialisation apparait ainsi chiffré, non pas à la lumière du différentiel de coût des seuls salaires et charges, comme c’est généralement le cas, mais à la lumière du « coût global du modèle de civilisation » qui pèse sur ceux qui travaillent. La France se présente dès lors comme le pays du monde pour lequel le coût total du modèle de civilisation est le plus lourd.
C’est donc la France qui aura le plus de mal à conserver une industrie compétitive dans la mondialisation. C’est donc aussi en France que le modèle de civilisation est le plus en danger. L’ouvrage présente les grandes lignes du modèle Chinois et son concept de « potentiel de situation ». Là encore le comparatif avec nos propres modèles conduit à conclure que la situation de l’Occident en général et de la France en particulier n’est pas enviable. Faute de consensus sur l’analyse, il n’y aura pas de solution possible.
Ainsi, c’est donc bien nous, peuples d’occident, qui détenons la clé de « l’avenir de notre industrie » ! Les chapitres suivants se consacrent à des exemples de « route du haut ». Ils montrent comment certaines entreprises résistent à la mondialisation en développant des stratégies de valeur client appropriées.