Ce livre est dédié à tous ceux qui se battent, chaque jour, pour que l’industrie survive en Occident, en dépit de tous les obstacles qu’elle doit surmonter :
- un manque de considération de la part des populations qu’elle fait pourtant vivre,
- un manque de main-d’œuvre technique qualifiée, le système éducatif étant à la dérive et les jeunes élites préférant la vie plus rémunératrice du commerce et de la finance,
- un manque de compétitivité du fait de charges sociales excessives et d’un temps de travail trop court,
- une population active toujours plus réduite qui doit financer le niveau de vie d’une population de « pris en charge » sans cesse plus importante,
- des syndicats aveugles et égoïstes qui ne pensent qu’à défendre les avantages acquis et les privilèges exclusifs de ceux qui ont un travail,
- quelques patrons obsédés par le court terme et par leur intérêt personnel,
- des pouvoirs publics sans l’ambition nécessaire à la construction d’un système économico-industriel capable de rivaliser avec les grands pays émergents,
- une mondialisation aberrante du fait d’un prix de transport qui ne reflète pas la valeur d’une énergie en voie de disparition,
- une mise en concurrence directe et immédiate avec des salaires 20 fois inférieurs à ceux des employés occidentaux,
- un manque de moyens financiers, du fait de la disparition des holdings d’investissement à long terme et d’une rentabilité sur capitaux employés plus faible pour l’industrie, qui conduit à détourner les épargnes mondiales vers les emplois faciles de la gestion de fortune, des hedge funds et des produits financiers sophistiqués,
- un endettement public considérable et en progression continue, contracté pour assumer le niveau de vie d’une génération, au détriment des investissements industriels et des capacités de remboursement des générations à venir,
- des services achats des grands clients qui préfèrent les sources délocalisées et les pratiques destructrices des enchères inversées ou des appels d'offres tayloristes, au partenariat de type Keiretsu,
- une situation environnementale mondiale inquiétante qui conduit à crier haro sur les générateurs de CO2 quand ils sont industriels mais qui laisse rouler en 4×4 ceux qui veulent assouvir leur ego,
- des fermetures d’usines et des délocalisations d’emplois annoncées à un rythme quotidien,
- des séquestrations de dirigeants, à peine condamnées par l’opinion,
- des médias assoiffés de spectaculaire, qui fêtent les succès des sportifs mais oublient de mettre en valeur ceux des industriels.
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Qui veut encore travailler dans l’industrie ?
L’industrie est une activité complexe et difficile. Il s’agit de maîtriser tous les aspects (la technologie, les processus, l’économie, le social, l’éducation, l’environnement, la stratégie, la politique, etc.) qui concourent au succès d’une industrie. Qu’un seul de ces facteurs soit absent et c’est le « système » tout entier qui est en péril. La mondialisation remet en cause le fragile équilibre de ceux qui sont encore debout. L’industrie est pourtant vitale à la survie de l’Occident. Elle devra donc un jour, faire son retour sur la scène occidentale. Vous en serez alors les héros !
Cadres, techniciens et employés industriels, ne désespérez pas ! Le monde occidental tout entier a besoin de vous !